LAMALADIE DELAMORT, le film.

Moyen métrage, 28 minutes.

D’après l’oeuvre de Marguerite Duras.

“Vous dites que vous voulez essayer, tenter la chose, tenter connaître ça, vous habituer à ça, à ce corps, à ses seins, à ce parfum, à la beauté, à ce danger de mise au monde d’enfants que représente ce corps, à cette forme imberbe sans accidents musculaires ni de force, à ce visage, à cette peau nue, à cette coïncidence entre cette peau et le vie qu’elle recouvre.

Vous lui dites que vous voulez essayer, essayer plusieurs jours. Peut-être. Peut-être plusieurs semaines. Peut-être même pendant toute votre vie.

Elle demande : Essayer quoi ?

Vous dites : D’aimer.”

 

 

Dans la chambre d’hôtel la Femme arrive avec la nuit. Elle arrive toujours avec la nuit. Plusieurs nuits se passent sans qu’il ne parvienne à le faire, sans qu’il ne puisse faire autrement que de la regarder dormir.

Mais petit à petit, il s’habitue à cette présence, à ce corps de femme qu’il cherche à s’approprier. C’est en réalité elle qui l’apprivoise, d’abord par la parole, en quelques discussions anodines, et aussi par l’odeur qu’elle laisse dans les draps une fois partie… et finalement par l’offrande de son corps, selon les conditions fixées par lui seul.

 

 

Co-réalisation : Julien Deka & Christelle Derré.
Une production du Collectif Or NOrmes.
Avec Bertrand Farge et Lydie O’Krongley.

 

 

 Voir aussi :

http://dekabrothers.com